
CHUT… Elle médite…
Un jour, alors que mes enfants avaient respectivement onze et trois ans, j'ai ressenti le puissant effet du lâcher-prise. Tout le monde en a bénéficié. Mon aîné a été surpris, car ce jour-là, il me mettait à rude épreuve. Pas seulement une ou deux fois. Dans son assiduité, il les a tous mis à rude épreuve. Vous savez, une de ces journées éprouvantes.
Devant l'évier de la cuisine, je lavais les légumes du jardin et je sentais la colère monter. Pourquoi cet enfant n'accepte-t-il pas un « non » comme réponse ? Pourquoi ne comprend-il pas que d'autres sont impliqués et que « non » sera toujours la réponse ?
Plus il poussait, plus je prenais conscience d'une poussée dans ma poitrine. C'était subtil, mais réel. Cette expansion a déclenché une pensée. Lâche prise. Respire.
J'ai fait un effort conscient pour prêter attention à ce qui se passait. J'ai concentré mon attention sur l'expansion. Et j'ai respiré à travers elle.
À ce moment précis, j'ai senti une énergie s'échapper de ma bouche. Aussi subtile et réelle que la fumée de cigarette. La colère s'était accumulée dans ma poitrine et s'était exhalée par ma bouche.
Je me suis retourné et je lui ai dit : « Il faut être deux pour se battre. Je ne le ferai pas. »
L'expression de surprise sur son visage était celle d'un million de dollars.
Je me suis séché les mains, je suis entré dans ma salle de méditation et j'ai fermé la porte en silence.
Quelques minutes plus tard, mon plus jeune courait dans la maison et son frère a dit : « Chuuut… Maman médite. Lisons un livre. »
Le résultat n’aurait pas été le même si je m’étais concentrée sur mon fils et son comportement agaçant.
En dirigeant mon attention sur cette sensation avec le désir de l'observer plutôt que de l'utiliser, un espace s'est créé et elle s'est libérée. Quelle différence !


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